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"La filiale Sport Entertainment de Vente Privée c'est 160 M€ de chiffres d'affaires"

Découvrez l'interview de Xavier COURT, cofondateur de Vente Privée et co-président des TSMS 2017.

Après avoir entamé sa carrière au sein du groupe Danone, Xavier Court créé en 1997 la société D2i, spécialisée dans le déstockage des grandes marques. C’est en 2001 qu’il co-fonde le site internet Vente-Privee.com, dont il est aujourd’hui le responsable du développement et de la filiale Sports Entertainment. Amateur de football, il est membre du Conseil d’administration du Fondaction du football, qui dépend de la FFF, consultant pour le syndicat Première Ligue, et, depuis décembre 2016, membre du Conseil de surveillance de l’AS Saint-Etienne.

Xavier Court, vous êtes un grand amateur de sport, parlez-nous d’abord des sports que vous pratiquez et dans lesquels vous êtes impliqués.

Mon sport de prédilection c’est le ski. Je viens de Saint-Etienne, à mi-chemin entre les Alpes et le Massif Central, j’ai donc fait du ski à haut niveau jusqu’à 15-16 ans, et je continue encore aujourd’hui. En ce qui concerne les sports que je soutiens, le football tient une place très importante. Quand on est Stéphanois, on n’y échappe pas ! J’ai suivi toute l’épopée des Verts quand j’étais petit, c’est mon club de cœur, et aujourd’hui je suis fier d’y être directement impliqué, en tant que membre du conseil de surveillance. Mon rôle sera d’utiliser mon expertise sur le digital et le ticketing pour tenter d’améliorer la fréquentation des stades et de rapprocher le club de son public. Il y a de nombreux aspects sur lesquels travailler pour aller dans ce sens : stade connecté, paiement sans contact dans les stades, meilleure connaissance des supporters… Il faut s’inspirer de l’Allemagne ou des Etats-Unis, où des familles viennent passer leurs après-midis ou leurs soirées dans des stades toujours archi-pleins. En France, il y a un vrai problème de culture du sport. On a des athlètes exceptionnels et des instances exemplaires mais le sport dans la société n’est pas considéré, c’est une sorte de gadget.

Quelle est l’origine de ce problème d’après vous, et comment y remédier ?

Je pense que cela commence à l’école. Quand mes enfants étaient scolarisés à Paris, j’avais l’impression que l’EPS était vraiment considérée comme la dernière roue du carrosse. Actuellement, mon fils fait ses études dans une université américaine, et autour de lui il y a de grands champions qui ont obtenu des bourses pour leurs études. Je trouve ça formidable car ça profite à tout le monde et créé des étudiants brillants. Pour moi, le sport à l'école devrait être une matière aussi importante que le français, les maths ou l’anglais. Un constat similaire s’applique dans le monde du travail. En entreprise, je trouve que le sport n’est pas assez considéré comme un atout. Lorsque je reçois le CV de quelqu’un qui a un palmarès en sport, je peux vous assurer qu’il se démarque des autres. Parce que cela implique des valeurs importantes pour le travail : la persévérance, le goût de l’effort, l’esprit de compétition… Aujourd’hui, ma patronne de la communication européenne est une ex-danseuse de très haut niveau, et je peux vous dire qu’elle est exceptionnelle !

Justement, quelle est la place du sport dans votre entreprise, Vente Privée ?

Nous sommes très nombreux à Vente Privée à pratiquer le sport, notamment parce que la moyenne d’âge de nos 4 500 collaborateurs est de 30 ans. Il y a donc des salles de sport dans tous nos bâtiments. Pour ce qui est de la place du sport dans notre Business Model, nous sommes le 2e plus important vendeur de billets de sport en France, derrière la Fnac. Actuellement, nous avons un partenariat avec le Championnat du monde de handball, le Mondial de hockey sur glace… Au global, la filiale Sport Entertainment de Vente Privée représente 160 M€ de chiffre d’affaires. C’est un domaine qui correspond bien au principe « d’achat d’impulsion » sur lequel est basé Vente Privée. Pour la plupart des évènements sportifs, en dehors des très grands rendez-vous comme les finales de Coupe du monde, l’enceinte sportive va se remplir facilement avec environ 40% de passionnés, mais il va peut-être falloir aller chercher les 60% restants. Ce sont ces 60% que Vente Privée va toucher parce que, en allant sur le site, les gens vont se dire : « Tiens, il y a des places pour un match de hockey avec une réduction, pourquoi ne pas y aller en famille ! ». C’est pour cela qu’on travaille beaucoup avec les fédérations et les organisateurs d’évènements.

Vous êtes cette année co-président du comité d’experts des Trophées SPORSORA du Marketing Sportif, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Tout d’abord, je tiens à dire que, même si nous ne faisons pas de marketing ou de sponsoring sportifs à Vente Privée, c’est un secteur que j’admire beaucoup. J’ai deux exemples qui me viennent à l’esprit pour en illustrer la puissance : celui de la marque Manufrance, disparue il y a une quarantaine d’années, mais que les gens de ma région continuent de connaître parce qu’elle apparaissait sur le maillot de l’AS Saint-Etienne en 1976 ! Et je pense aussi à Sodebo, relativement méconnue il y a quelques années mais qui aujourd’hui est dans tous les esprits parce qu’elle est associée aux exploits du skipper Thomas Coville.

Pour ce qui est de mon rôle de co-président des TSMS, je le prends bien sûr très au sérieux. C’est en cohérence avec mes valeurs et l’idée que je me fais de la place du sport dans la société. Je suis aussi très fier d’être associé à Sarah Ourahmoune, je trouve son parcours extraordinaire : elle a été l’une des premières femmes à pratiquer la boxe à haut niveau, puis championne du monde, puis elle s’est arrêtée, a fait un bébé, des études, a créé une boîte, puis elle est revenue, a été sacrée vice-championne olympique… C’est une histoire exceptionnelle.

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